Le paysage électrique régional
L’alimentation électrique de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur « ne tient qu’à un fil ».
Une péninsule électrique
Une production régionale limitée et mal répartie
Une production régionale qui couvre moins de la moitié des besoins régionaux
Une consommation géographiquement très concentrée
La « congestion »
Une péninsule électrique
Une seule ligne 400 000 volts assure la majorité des besoins électriques de la région. Elle constitue l’artère principale du transport très haute tension de la région. Partant du poste électrique de Tavel, situé à proximité d’Avignon, elle dessert toutes les grandes agglomérations régionales : Aix, Marseille, Toulon, St Raphaël, Cannes,... jusqu’à Nice.
En cas de très forte consommation ou d’incident important (incendie sous la ligne, orage violent ou panne de matériel), la région est exposée à des risques de coupure. Ce risque de coupure d’électricité est sensible sur toute la région PACA et plus encore sur l’est de la région, située en extrémité de péninsule électrique.
Une production régionale limitée et mal répartie
La production d’électricité en PACA couvre moins de la moitié des besoins régionaux. L’effet « péninsule » est aggravé par l’éloignement entre sites de production électrique et lieux de consommation. Le réseau de transport d’électricité joue donc un rôle essentiel pour assurer l’approvisionnement en électricité de la région.
Une production régionale qui couvre moins de la moitié des besoins régionaux
La région PACA produit moins de la moitié de l’électricité qu’elle consomme. Les grands sites de production sont principalement :
centrales hydrauliques de la Durance et du Verdon,
centrales thermiques de Gardanne et Martigues,
centrales hydrauliques du haut pays niçois.
La région est donc fortement dépendante du réseau de transport pour son alimentation électrique en faisant venir, via le réseau 400 000 volts, la production des centrales nucléaires ou hydrauliques de la Vallée du Rhône.
Cette situation de dépendance est encore plus marquée dans l’est de la région PACA (Var et Alpes-Maritimes) qui dépend à 90 % de l’électricité acheminée par le réseau de transport d’électricité.
Une consommation géographiquement très concentrée
L’essentiel de la consommation électrique régionale est concentré sur la façade méditerranéenne, représentant 80 % de la consommation sur les trois départements côtiers (Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes) et près de la moitié dans le seul département des Bouches-du-Rhône.
Les principaux centres de consommation en PACA sont le pourtour de l’étang de Berre (importants clients industriels), les grandes agglomérations du littoral (Aix, Marseille, Toulon, Cannes, Nice) et leurs zones d’activités.
La répartition par secteur d’activité est elle aussi très déséquilibrée : la consommation des Bouches-du-Rhône est fortement marquée par l’activité industrielle (50 % de la consommation du département) tandis que le secteur résidentiel et tertiaire est largement prédominant dans le Var et les Alpes-Maritimes.
La « congestion »
Lorsque le réseau électrique régional est saturé, en particulier l’unique ligne 400 000 volts régionale, RTE doit limiter le transit sur cette ligne pour éviter tout risque de coupure. On parle alors de « congestion ». Pour résoudre ces contraintes, RTE demande aux producteurs régionaux d’augmenter la puissance produite, dans la limite des possibilités techniques.
Ces situations peuvent devenir difficiles à gérer lors des périodes de canicule ou de sécheresse où des restrictions de fonctionnement sont prévues pour les centrales thermiques en cas de pollution de l’air et les centrales hydrauliques en cas de sécheresse.
Enfin, la mobilisation de la production ne permet pas de soulager le réseau alimentant l’est PACA, en raison de l’absence de moyens de production significatifs à l’est de Marseille.






